Le concours de beauté le plus prestigieux de Côte d’Ivoire fait sa mue. À l'occasion d'une présentation officielle des préparatifs de l'édition 2026, Thierry Coffie, Secrétaire général du COMICI a donné les détails de la restructuration profonde du processus de sélection, auparavant annoncé par le Président du Comité, M. Victor Yapobi. Cette réforme vise à offrir aux ambassadrices ivoiriennes une préparation optimale de deux à trois ans pour briller lors des compétitions internationales, mais aussi, montrer au grand public que le comité tiens compte de leurs recommandations.
L'innovation majeure de cette année réside dans l'instauration d'une demi-finale, prévue le 30 mai à Bouaké. Ce nouveau filtre intervient après une caravane de douze présélections régionales qui débutera à Aboisso le 28 février pour s'achever le 16 mai.
Le mécanisme de qualification a été clarifié pour garantir une représentativité totale du territoire:
Les 12 Miss régionales sont qualifiées d’office pour la grande finale nationale.
Les 24 dauphines (issues des 12 régions) s'affronteront lors de la demi-finale.
Seules 8 dauphines, représentant le "premier tiers qualitatif", rejoindront les Miss pour l'étape ultime.
La diaspora sera représentée par deux candidates venant de Londres (élection le 25 avril) et de Paris (élection le 8 mai).
Au total, ce sont 22 candidates qui se disputeront la couronne nationale le 27 juin au Parc des Expositions.
Face aux spéculations récurrentes, l'organisation a tenu à lever le voile sur les critères de sélection et de notation. Le jury physique ne sera plus le seul maître du destin des candidates. Pour la finale, la note sera répartie comme suit :
50 % attribués par le jury physique.
30 % issus du vote du public.
20 % basés sur la "mise au vert", où des partenaires extérieurs évaluent les capacités psychologiques et le comportement des jeunes filles.
Initiée lors de la précédente édition de Miss Côte d'Ivoire, la promotion des cheveux naturels évolue cette année. Si les candidates doivent toujours se présenter aux présélections avec leur chevelure naturelle, le règlement s'assouplit pour la finale : elles auront désormais la liberté d'accessoiriser leurs coiffures.
Les présélections etant fortement influencées par le soutien des sponsors, les populations locales sont invitées à apporter un "soutien authentique" à leurs représentantes, dépassant le simple cadre des réseaux sociaux.
Cette réforme se veut un gage de loyauté envers les candidates et une réponse aux exigences de la communauté internationale pour élever le niveau qualitatif du concours.
Mychel Tayée






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