Première dauphine Miss Côte d’Ivoire 2017, Darlene Kassem a parcouru bien du chemin depuis son sacre. Aujourd’hui experte en écologie et développement durable en France, elle continue de faire entendre sa voix, loin des podiums, mais toujours avec la même élégance et le même engagement.
Le 4 mai dernier, à Paris, Darlene était présente à la finale de Miss Côte d’Ivoire France. Une soirée qu’elle a vécue avec émotion et lucidité :
« J’ai regardé la scène avec tendresse, mais aussi avec ce petit recul de celle qui sait ce que tout ça représente. Les coulisses, les attentes, les discours… ça m’a replongée dans mes propres souvenirs. »
Loin de renier ce passage, elle reconnaît au concours un rôle de tremplin, qui lui a offert visibilité et confiance, mais surtout une leçon : « Ne jamais se résumer à une écharpe. Ce qu’on fait après la couronne est bien plus important que ce qu’on fait pendant. »
Depuis la fin de son mandat, Darlene Kassem s’est donnée pour mission de conjuguer intelligence, esthétique et engagement social. Consultante en responsabilité sociale et environnementale, elle accompagne des entreprises et institutions sur des projets à impact, tout en menant ses propres initiatives.
En 2016, elle a fondé une association environnementale en Côte d’Ivoire qui œuvre pour le reboisement, la réhabilitation d’écoles et la sensibilisation des jeunes. Elle intervient aussi dans des tables rondes et documentaires sur les questions climatiques et sociales, en Afrique et en Europe.
« J’ai eu besoin de silence et de sens après mon mandat. C’est là que j’ai commencé à créer autrement », confie-t-elle.
Pour l’ancienne dauphine, le concours a gagné en maturité : « Les candidates s’expriment mieux et défendent leurs causes avec assurance. Mais j’aimerais qu’on les accompagne davantage après le concours. Qu’elles deviennent des actrices de changement. »
Elle plaide pour des parcours moins formatés, plus audacieux : « Il y a mille façons d’être belle et puissante. Et toutes valent la peine d’être soutenues. »
Pour Darlene « Être ivoirienne, c’est porter en soi une force et une capacité à se réinventer. Arrêtons de juger les parcours atypiques. La norme n’a jamais fait avancer les choses. Ce sont les audacieux, les décalés et les “pas assez” qui changent le monde. »
Mychel T.






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