L’influenceuse ivoirienne Yeelen Virginie Kouame, connue sous le pseudonyme de MaaBio, a été déférée devant le parquet le vendredi 13 février 2026, à la suite d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
À l’origine de cette nouvelle affaire judiciaire : une séquence publiée sur ses plateformes officielles, dans laquelle on la voit au volant d’un véhicule, téléphone portable en main. Une pratique strictement interdite par le Code de la route ivoirien.
Alertées par plusieurs signalements de citoyens dénonçant une conduite jugée imprudente, les autorités ont convoqué la jeune femme devant la commission de retrait de permis de la Direction Generale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), située au Plateau, Tour E.
Le secrétariat permanent de la Commission de suspension et de retrait du permis de conduire a procédé à son interpellation et à son audition le mercredi 11 février 2026. C’est au cours de cette audition que les responsables ont découvert que MaaBio ne détenait aucun permis de conduire, donnant une dimension plus grave à l’affaire.
En Côte d’Ivoire, la conduite sans permis constitue à la fois une infraction administrative et un délit pénal. Les autorités ont également souligné le caractère aggravant lié à la diffusion publique des faits, susceptible d’encourager des comportements dangereux chez d’autres usagers.
Au regard de la nature délictuelle des infractions présumées, le dossier a été transmis à la Préfecture de police d’Abidjan, avant que l’influenceuse ne soit déférée devant le procureur de la République. Trois chefs d’accusation ont été retenus contre elle : conduite sans permis, usage du téléphone portable au volant et mise en danger potentielle d’autrui.
Toutefois, MaaBio a finalement bénéficié de la clémence du procureur et a été remise en liberté. Par la suite, elle a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle présente ses excuses pour son comportement et appelle ses abonnés au respect des règles de sécurité routière.
Pour rappel, l’influenceuse avait déjà été incarcérée durant cinq mois, entre septembre 2024 et février 2025, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie liée à une tontine.






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